21 janvier 2008

Do not Disturb, disturbance in progress...

  Synthése, mise en mots, de mes pensées/états d'âmes du moment :

   Mes dernières aventures affectives ont changé beaucoup de choses, et les derniers développements en ont été éclaircis par une dernière (?) visite chez ma psy.

  J'en retiens quelques détails importants :
Mes années de coeur d'artichaud touchent à leur fin, mon interprétation et mon analyse continuelle des événements qui m'entoure prend un côté moins omniprésent, j'ai désormais la possibilité de lâcher prise.
Je peux maintenant entamer une relation sociale avec une femme sans avoir en tête les possibles dénouements de séduction, et je ne suis plus déçu par l'innacessibilité d'une personne, ni rendu plus amoureux encore.
  J'ai apprivoisé ma solitude, et j'en fait aujourd'hui un choix, pour une durée indeterminée. Que mon couple soit tel que je le souhaite ou qu'il ne soit pas, les déceptions sont trop amères.

   Je n'ai plus le désir d'une relation immédiate, digne d'un couple de 3 ans, je n'ai plus le désir d'une complicité, d'une fusion dès la rencontre.

  J'ai compris récemment que ma route, ma difficulté du moment, se situe ailleurs, dans le deuil du père que j'ai, et surtout dans celui que je n'aurai jamais. Un père rassurant, présent, affectueux et valorisant. Je vais devoir faire avec ce que j'ai, un vague souvenir d'une bonne époque, et moi.
  Moi qui vais devoir apprendre à me sécuriser seul, à m'encourager pour mes succés, ou dans mes moments de doute, à me pardonner mes faiblesses et être fier de ce que j'accompli, sans attendre d'un autre idéalisé qu'il le fasse pour moi.

Je suis seul, c'est une force, c'est extrêmement angoissant, et c'est triste à en pleurer.

Mais j'ai le droit d'être faible, je suis fier d'avoir le courage d'affronter mes peurs, et ces derniers temps j'ai pu battre mes angoisses à plate couture.

Il me reste une dernière révolte à mener, une dernière colère qui remonte parfois sous une forme détournée, et qui revient à une époque de ma petite enfance où mes parents faisaient n'importe quoi, où balloté d'un bout à l'autre tant physiquement qu'émotionnellement je subissait en silence, coupable sans doute de ce qui m'arrivait alors, comme tous les enfants qui sont le centre de leur univers, et donc responsables de ce qui s'y passe (du moins en ont-ils l'impression).

Malheureusement, l'énergie que me coûtent ces deux travaux simultanés manque au reste de ma vie. Mes désirs me sont innacessibles, mon énergie est centrée sur le quotidien, mes projets me semblent vides de sens, et je remet tout en question, cherchant à fuir ma réalité si crue par tous les moyens... sauf les jeux vidéos, par une étrange ironie.

Je suis toujours gris, comme le gris béton d'un chantier en construction, dont on ne sais s'il débouchera sur une résidence agréable ou un autre parking glauque et sombre.

Je sais qui je veux être, et j'ai encore tant de chemin à parcourir que j'arrive à peine à le discerner, même si le chemin déjà parcouru me donne de l'espoir.

Pourvu qu'au moins il y ait des arbres, et que la beauté m'accompagne.




 

Posté par Chevalier_gris à 01:18 - - Commentaires [7] - Permalien [#]


Commentaires sur Do not Disturb, disturbance in progress...

    cher chevalier,

    tu as un fils, a qui tu as tout autant de choses à prouver qu'à un père, et qui aussi besoin de te voir fort et faible. Un fils qui t'aime et qui est fier de toi, un fils qui ferme les yeux sur les faiblesses qu'il voit, qui a appris a aimer son père comme il est. Qui en grandissant sera là pour t'encourager, pour te soutenir aussi. Un fils a qui tu as déjà prouvé que tu ne reproduirais jamais le schéma parental. On est de bons parents, qui ne jonglent ni ne se déchirent, qui ne sont pas absents non plus, ou décalés.Ne crois tu pas que tout cela t'apporte déjà une certaine sécurité, ne crois tu pas que cela peut etre un soutient dans toutes ces choses difficiles que tu as à régler?

    Posté par paillette, 22 janvier 2008 à 09:57 | | Répondre
  • *bisou* je n'ai pas de mots mais une pensée pour vous trois.

    Posté par Caline, 22 janvier 2008 à 18:53 | | Répondre
  • "qu'au moins il ya ai des arbres et que la beauté t'accompagne"

    Posté par Dame_Blanche, 23 janvier 2008 à 10:04 | | Répondre
  • Love you, mate.
    Can we speak on the phone this weekend?

    x Blue

    Posté par Blue, 23 janvier 2008 à 19:21 | | Répondre
  • Tout pareil que la dame blanche..

    Et puis d'ici une semaine maximum, je vais à nouveau avoir un appartement-non-dévasté, et donc je pourrai t'y accueillir pour un thé, des mots, des arbres.. ce que tu souhaites
    Bisous doux

    Posté par Melle Ambre, 23 janvier 2008 à 19:25 | | Répondre
  • *HUG*

    Je t'aime.

    Posté par playmo, 28 janvier 2008 à 13:49 | | Répondre
  • Idem..

    Je suis un peu dans la galère,mais dans ma tête,ça va se calmr j'espère...je te souhaite de réussir pour ton futur..

    Posté par eve, 09 février 2008 à 17:06 | | Répondre
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